Aujourd’hui 1er Avril, jour des fous, des blagues et canulars en tout genre, je vous propose un petit exercice tout ce qu’il y a de plus sérieux… mais qui peut rendre fou quand même …
Exercice * :
Comment relier ces 9 points en 4 traits continus ?
Autrement dit, comment passer sur chacun des 9 points au moins une fois, en 4 traits (pas 3, pas 5, mais 4 !) et sans lever le crayon…
Prenez deux minutes pour tenter de résoudre ce problème… c’est très instructif…
Peut-être avez-vous dessiné quelque chose dans ce genre avant de conclure que c’était un problème sans solution ?
Ou encore un mauvais « poisson d’avril » ?
Pourquoi est-ce que ça ne marche pas ?
Parce que : s’il existe bien une solution au problème que l’on m’a posé, il n’en existe PAS à celui que JE me suis inconsciemment formulé.
En effet, j’ai ajouté de mon propre chef une contrainte supplémentaire : que les 4 traits soient contenus dans l’aire délimitée par les 9 points…
Qui a dit qu’on ne pouvait pas sortir du cadre ????!!!!
Il existe ainsi une multitude de problèmes que nous croyons sans solution, simplement parce que nous leur ajoutons inconsciemment des contraintes qui les rendent insolubles…
Voilà pourquoi il faut sortir du cadre !
Aussitôt, la solution apparaît…

Face à un problème, on est souvent retenu de trouver la solution parce que notre esprit se cantonne aux règles que l’on imagine devoir respecter !
Or, souvent, c’est l’habitude qui nous fait penser qu’il y a des règles à suivre !
Et on peut alors :
- se tromper dans l’analyse d’un problème simplement parce que l’on est resté figé dans le seul point de vue qui nous semblait évident !
- ou ne percevoir du monde que ce que l’on s’est/nous a préparé à en percevoir (les canons de beauté à travers les âges par exemple…)
Moralité : Le cadre est souvent un produit de notre imaginaire.
S’en extraire permet de réinventer notre quotidien !
Car il n’est pas d’autres limites que celles que nous créons nous-mêmes !
Sortez du cadre !
Pour parler à présent de RECADRAGE, c’est par ici …
* Ce problème a été posé – entre autres – par l’école de Palo Alto : P. Watzlawick, J. Weakland et R. Fish dans Changements, paradoxes et psychothérapies, Seuil « Points », 1975, p. 43-46.
Sherlock Holmes disait » Une fois qu’on a éliminé l’impossible, alors ce qui reste, même le plus improbable, doit être la solution »
nous nous enfermons nous-même sans cesse dans des non-solutions, parce que nous restons dans notre petit cadre…j’approuve !
Merci de cette citation de Sherlock Holmes que je vais m’empresser de noter dans mes tablettes !
Et comment réunir ces 9 points avec un seul trait?
Alors …
Ben, faut prendre un très gros marqueur .
Sortir du cadre, c’est bien, c’est génial même.
Détourner, c’est pas mal non plus.
Excellent le marqueur ! Simple, efficace, drôle (l’humour EST innovant ! Usons-en !)
Merci Ian.
On pourrait également imaginer un pliage savant du support papier ? Ou un espace-temps dans lequel les lignes seraient courbes…
Quoiqu’il-en soit, vouloir sortir du cadre, quelle que soit la méthode, c’est être conscient qu’il existe.
Et n’est-ce pas déjà s’en extraire ?