Le droit à l’erreur

2 11 2009


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Personne n’aime échouer, personne n’aime se tromper…
Pourtant, l’échec et l’erreur sont de formidables sources de progrès !
Pour qui sait en tirer les leçons…

Car l’erreur oblige à prendre du recul, à se remettre en question, à changer de stratégie – la prochaine fois, je me tromperai peut-être mais PAS pour cette même raison !!

Alors que la victoire nous encourage à garder le même comportement, la même tactique, sans nous interroger sur ce qui a fait son succès…
L’erreur pousse au dépassement de soi, la victoire pousse au conservatisme !

Voilà pourquoi tirer parti des ses échecs est l’une des meilleures façons de progresser !
Make a mistake !

Il faut donc autoriser et s’autoriser le droit à l’erreur :
- Car les chutes n’interviennent que lorsque l’on OSE se lancer !
- Et cette prise de risque, cette mise en déséquilibre permet de gagner son droit à l’erreur !
- Et l’on apprend plus et plus vite de ces petits échecs qu’à attendre sur le bord de la route en regardant passer les autres…

Lors d’une délégation en particulier, accorder le droit à l’erreur est essentiel !
- Se contenter d’exprimer des reproches ne ferait qu’inciter votre collaborateur à regretter d’avoir accepté la mission, à ne plus prendre d’initiatives et à perdre de sa motivation.
- Distinguez la non-atteinte de l’objectif, l’erreur et la faute !
- Montrez où se situe l’erreur et comment elle peut être évitée !

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Laissez vos collaborateurs se tromper ! Et apprendre de leurs erreurs !
Voire… poussez-les à l’erreur de manière bienveillante, dans un cadre que vous contrôlez !
N’attendez pas l’exposition non maîtrisée à un risque important, voire éliminatoire !

Telles sont les clés de l’apprentissage, de l’autonomie et de la créativité !
Peut-être faudrait-il même alors parler du devoir d’erreur…
Car lorsque l’organisation n’autorise plus le droit à l’erreur, elle cesse d’innover et… meurt.
Et l’individu qui n’accepte pas l’erreur ou n’y voit qu’une sanction se condamne, à terme, à l’impuissance…

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec, sans perdre son enthousiasme ! » Winston Churchill

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Le saviez-vous ?
Winston Churchill est l’incarnation même de la résistance à l’échec !
Né chétif et malingre, perpétuellement malade, il échappera de justesse à la mort une bonne 15aine de fois tout au long de sa vie et mourra finalement à l’âge fort respectable de 91 ans.
Peu doué en études, il s’engage, part faire la guerre… est fait prisonnier… s’échappe !
A 25 ans, il s’essaie alors à la politique, se présente comme député et est battu 3 fois de suite !
Donné 4 ou 5 pour mort sur le plan politique au cours de sa vie, il aura tout de même été 14 fois ministre, dont 2 fois premier ministre et aura présidé aux destinés de la Grande-Bretagne en temps de guerre…


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6 réponses

4 11 2009
yanolas

Excellent article . Merci beaucoup.
Je tenais simplement à vous dire que j’adhère totalement à votre discours.
J’ai adoré quand vous avez carrément parlé du devoir d’erreur. Quelle grande vérité !
Je suis moi même arrivée à une conclusion du même ordre, et pour rajouter de l’eau au moulin ou simplement témoigner, voici le lien vers mon blog :http://lemondeenquestions.wordpress.com/2009/10/25/apologie-de-lechec-ou-logique-de-perdant/
Excellent blog. J’aime!

4 11 2009
Florence

Merci Yanolas !
Je salue votre patiente collecte de citations sur le sujet ! (peut-être pourriez-vous en indiquer les auteurs ?)
Et ce florilège prouve (s’il était besoin), que le droit ou devoir d’erreur a toujours donné matière à penser, y compris et peut-être même surtout aux plus grands !
Aussi, lorsque vous croisez quelqu’un qui ne communique que sur ses succès, méfiance… soit il n’a pas tiré les leçons de ses échecs, soit il ne les assume pas, ce qui revient au même…

6 11 2009
STUDIO ESPACE CREATION

Subliminal de vérité, courtoisie, pour tous corps de métier et de vie privée mais privé de quoi ?
Nom du site également délicieux. J’irai dès que mon timing me le permettra.
A bientôt Florence, et félicitations, les gens ne savent pas dire merci même au hasard d’un texte lu sans s’y attendre et s’en l’attendre mais je ne crois point au fait du hasard ki fait bien souvent les ch…
Bravo pour votre professionnalisme, qui je l’espère perdurera autant que ce que nous vivons en ce monde.
A bientôt, Michèle, STUDIO ESPACE CREATION.

12 11 2009
Taraminy

Bonjour,
“On n’est pas à une bêtise de près. Faisons-la et voyons après…” Voilà ce que votre sujet me fait penser aux paroles d’une chanson ;o))) Il y a des cas, effectivement, l’erreur est pardonnable si les dégâts ne sont pas trop graves et la personne s’en rend compte pour changer de comportement. Mais des fois, une seule erreur semble fatale (couter la vie à autrui ou lorsqu’il s’agit des décisionnaires qui ont le pouvoir de décider… une erreur dans leur décision peut nuire à plusieurs personnes… Là je crois que ce “droit à l’erreur” favoriserait des inégalités, des injustices, etc. Donc, cela dépend des cas !

12 11 2009
Florence

Bonjour Taraminy
Vous avez raison : les enjeux et la gravité de certaines situations font que l’on n’a pas toujours droit à une seconde chance, et donc pas toujours droit à l’erreur.
Vrai également que certains confondent régulièrement « droit à l’erreur » et « autorisation de faire n’importe quoi ».
Ce ne serait pas alors le droit à l’erreur qui favoriserait les inégalités, les injustices, etc… mais plutôt l’utilisation qu’on en fait.
Tout est question d’équilibre et de dicernement, comme bien souvent.
Mais pour toutes ces « autres » situations de la vie (privée comme professionnelle) où nous avons le luxe de pouvoir choisir, s’accorder et accorder à l’autre le droit à l’erreur me semble essentiel !
Merci de votre contribution et à bientôt !

12 11 2009
Florence

Merci de vos mots et de votre enthousiasme Michèle !

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